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La nécessité de la mise sur pied d'une Agence de Régulation des Marchés fait suite aux différents programmes d'ajustement structurels et aux différentes politiques de développement initiés et conduits par les gouvernements successifs du Sénégal, lesquels ont abouti à la libéralisation de l'économie du pays de manière générale et au désengagement du secteur productif et marchand de manière particulière. L'Agence de Régulation des Marchés ( ARM ), créée le 18 septembre 2002 par décret N° 2002 – 923, est une structure administrative autonome placée sous la tutelle technique du Ministère chargé du Commerce. Conçue comme une réponse à la nécessité d'ouverture de perspectives nouvelles à la production locale, aussi bien dans le secteur primaire que secondaire, l' ARM constitue : d'une part, un instrument d'aide à la prise de décision pour les différents acteurs des marchés ; - d'autre part, un creuset de données stratégiques destiné à contribuer à la formulation, la conduite et l'élaboration de politiques agricoles et commerciales pour les décideurs ;
- par ailleurs, un outil de veille, d'alerte et d'anticipation par rapport aux éventuels dysfonctionnement dont le marché pourrait faire l'objet ;
- enfin, une structure de soutien et d'accompagnement à la libéralisation des filières agricoles.
La libéralisation des filières agricoles et le retrait de l'Etat du secteur productif entraînent, bien évidemment, des mutations importantes. Ainsi, l'ouverture à la concurrence internationale, si elle doit permettre d'obtenir une plus grande efficacité économique, pose toutefois à l'Etat un certain nombre de problèmes. On peut mentionner la détérioration des termes de l'échange surtout pour les produits agricoles.
Avec près de 329 milliards de fcfa de déficit de la balance commerciale, le secteur agricole représente presque 40 % de cette contre – performance, ce qui emmène à penser qu'il faut veiller à ce que cette concurrence soit équitable. L'existence d'un régulateur de marché est indispensable. C'est le rôle que joue l'ARM par rapport aux produits agricoles locaux.
Sous un autre angle, il convient de retenir que la souveraineté alimentaire (le droit d'un peuple à se nourrir de ce qu'il produit) ne peut se réaliser sans la stimulation d'un processus de rationalisation et de modernisation des circuits de commercialisation et de développement des marchés agricoles.
C'est tout juste pour dire que la REGULATION (ensemble de mécanismes qui permettent au système économique de se maintenir en équilibre) est la seule stratégie qui vaille dans le contexte de détérioration des termes de l'échange qui prévaut depuis l'avènement du libre échange, de la libéralisation comme dirait l'autre ou de la mondialisation comme soutiennent certains.
C'est dans cette dynamique que nous inscrivons nos actions et établissons le contact à travers ce site. Monsieur Mbaye KEBE DIRECTEUR GENERAL DE L'ARM |