| OIGNON |
Les concertations initiées par l'ARM autour de la commercialisation de l'oignon ont produits les résultats suivants :
Au niveau importateurs , une restriction quantitative des arrivages a été enregistrée, les importations passant de 14.000 T 000 au mois de Janvier à 500 T 000 en pleine campagne de commercialisation de l'oignon local.
Au niveau producteurs , la qualité du produit a été nettement améliorée.
Au niveau commerçants et négociants , on s'est employé à un strict respect de la charte des prix conseillés.
En terme de flux , le circuit de distribution jusqu'à présent extraverti parce que ne profitant qu'au produit importé a été révolutionné. Les produits ne convergent plus uniquement vers la capitale Dakar mais plutôt s'orientent également vers l'intérieur du pays et au niveau de la sous région. Cette dynamique a fait que les task force furent les chefs d'antennes de St Louis et de Louga, principales zones de production d'oignons. En terme de mesures d'accompagnement , une inscription au PTIP d'environ 277.000.000 F a été obtenue par l'ARM en vue d'édification d'infrastructures de stockage/séchoir d'oignons pour une bonne conservation du produit et une possibilité d'étalement de la commercialisation dans le temps. |
L'insuffisance d'infrastructures de stockage/séchoir limite l'ambition des producteurs locaux à telle enseigne que la production nationale ne peut couvrir qu'environ cinq (05) mois de consommation.
Les pistes de production sont également un facteur limitatif car la production d'oignons se fait en des endroits sous forme de cuvette donc difficilement accessibles.
Le manque de dynamisme des organisations faîtières ne favorise pas non plus une organisation de la commercialisation, le télescopage de quantités au-delà de la capacité d'absorption du marché étant monnaie courante.
Les importations concurrentes ne sont pas sans causer des difficultés de positionnement de la production locale, malgré leur diminution très drastique |
Encourager la mise en place d'infrastructures de stockage / séchoir.
Explorer les marchés de la sous région en vue d'accroître les possibilités d'écoulement de la production locale.
Tendre vers une organisation commune du marché de l'oignon.
Délocaliser la production d'oignon, exclusivement cantonnée le long des Niayes et au niveau de la vallée du fleuve Sénégal, vers l'intérieur du pays. |