Il ressort, de ce qui précède, trois observations majeures.
La première, c'est que le coût de production le plus faible a été relevé à Bakel (56 fcfa/kg). La raison est que cette zone aura enregistré les rendements les plus performants, aussi bien à partir des semences composites (3 T 500 / ha) qu'à partir des semences hybrides (7 T 000 / ha). La qualité du sol en serait pour quelque chose selon les techniciens chargés de l'encadrement.
La deuxième , c'est que les bassins de l'anambé et celui cotonnier auront entretenu le coût de production le plus élevé (84 fcfa / kg). L'une des raisons de cette situation aurait pour origine la faiblesse des rendements observés au niveau de cette zone, en particulier sur la variété hybride (moins de 3 T 000 / ha contre 4 à 7 T 000 sur l'ensemble des autres zones). Cette contre-performance, selon les producteurs des localités concernées, serait liée à la faiblesse de la capacité germinative des semences mises à leur disposition.
La troisième observation, c'est que le coût de production ex-post qui se dégage au niveau national (73 fcfa / kg) est supérieur de 22 % au coût de production prévisionnel (60 fcfa / kg). La raison est très simple et est liée aux écarts de rendements entre la réalité effective et les prévisions escomptées, lesquelles présageaient des performances de 8 à 10 T 000 / ha, notamment sur la variété hydride.
Par ailleurs, le rapprochement effectué entre les structures de prix du maïs local et celui importé, révèle un coût de production local (73 fcfa / kg) supérieur au FOB sur le maïs importé (64 fcfa / kg) de l'ordre de 09 fcfa / kg, mais que cet écart se résorbe au niveau des coûts d'approche .
En effet, la structure de prix du maïs importé jointe en annexe décline un coût de revient « rendu silo » estimé à 104 fcfa / kg contre un prix carreaux usine fixé à 110 fcfa / kg pour le maïs local. C'est dire que l'écart entre le prix proposé par la charte sur le maïs local et celui auquel les industriels s'approvisionnent sur le marché international n'est pas aussi important comme on le prétend assez souvent. Dans cette affaire, toutes autres considérations doit être appréhendées comme du bluf commercial. |